Dédouanement de Frida et fin de séjour au Sénégal


22 mai au 9 juin

Je débarque ce lundi matin 22 mai au Port de Dakar vers 7h. Le navire hôpital Global Mercy y est d’ailleurs amarré et restera ici quelques mois.

Je devrai attendre encore une heure pour récupérer mon bagage avant de filer au bureau du guichet unique des véhicules.

Je suis ici pour finaliser la régularisation de mise en destruction de Frida. Je me rends compte que L’organisation de mon temps et de mes voyages ici ont été conditionnés par ma volonté de régler le problème Frida dans les règles. Le processus complet m’aura tout de même pris trois mois, trois voyages de la Casamance à Dakar. Je peux raisonnablement me demander si c’était une bonne démarche, compte tenu de l’énergie que j’ai dû déployer pour faire les choses légalement dans ce pays où justement les règles, la justice, l’éthique et la droitesse n’existent pas. Les processus sont opaques, ce qui laisse champ libre à l’arbitraire et la corruption. C’en est risible, quand je pense aux épaves de véhicules tout genre qui pourissent et rouillent aussi bien dans les villes que dans les campagnes.  Rien n’est simple. La hiérarchie en place est pesante, inutile, inéfficace. C’est le royaume des tampons et signatures des petits chefs en cascade pour valider un document.  La devise des douanes sénégalaises me laisse d’ailleurs songeur.

Trois jours à Dakar auront finalement suffit pour obtenir le tampon final sur mon carnet de passage en douane.

Je me serai bien baladé en ville, le plus souvent en moto taxi, entre les divers bureaux de douanes,  et finalement le trésor pour payer des taxes de dédouanement prohibitifs sur la valeur de la ferraille de Frida. Cerise sur le gâteau,  j’ai du faire appel à un transitaire pour payer les émoluments, ultimes tracasseries pour clore ce sujet.

En attendant mon vol de retour en Casamance pour la liquidation finale de Frida, je me suis posé à Toubab Dialow.  L’endroit est très agréable au bord de l’océan Atlantique.  L’hôtel Sobo Badé est une attraction en soi grâce à son architecture atypique et sa position dominante sur la falaise au dessus de l’Atlantique. 

Je devais normalement quitter le Sénégal le 1er juin. Mon vol pour le Cap Vert a été annulé et reporté au 2 juin. Hasard du calendrier,  le procès de l’opposant au régime, Ousmane Sonko, s’est tenu le 30 mai. En conséquence,  des manifestations violentes ont eu lieu. Le bilan est lourd, seize morts, pillages, sacages des banques, des commerces et de l’université de Dakar.

A partir du 2 juin, tous les vols sont annulés au départ de Cap Skirring.  Me voilà bloqué en Casamance jusqu’au 7 juin. Ces journées d’attente sont propices à la lecture et aux balades sur la plage.

Je devrai encore attendre deux jours pour un vol sur Praia au Cap Vert. Toubab Dialow est tout indiqué pour passer tranquillement ces deux journées d’attente


2 réponses à “Dédouanement de Frida et fin de séjour au Sénégal”

  1. Salut cher Jean François, je suis désolé pour Frida, et je te souhaite un très bon courage pour la suite. Farouk

    • Salut Farouk. Ce Land Rover était un mauvais choix au départ. C’est malheureusement un véhicule qui n’est pas adapté pour l’Afrique. J’avais bien imaginé qu’une grosse panne puisse survenir, en revanche, j’ai sous estimé les conséquences d’une panne. J’imaginais que tout est réparable, et ce n’est pas le cas car ni l’outillage, ni les compétences ne sont disponibles. Tant que ça touche que de la mécanique sur des modèles simples et connus, pas de problème, il y a toujours des solutions. En conclusion, la fiabilité est le critère le plus important à considérer et le discovery ne répond pas à cette exigence.

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