Diembering et Cachouane


Du 11 au 19 avril.

Le 13 avril, ça fera trois mois que je suis au Sénégal. Je dois absolument régulariser ma situation. J’avais prévu me rendre en Gambie mais c’était sans compter avec la corruption douanière dans ce pays. Ce 11 avril, les douaniers de Giboro ont décidé qu’un visa était nécessaire pour les citoyens Suisses. Je retourne donc directement au Sénégal. J’obtiens un nouveau sceau d’entrée valable pour trois mois à la douane Sénégalaise de Séleti. Retour donc à Ziguinchor au Perroquet qui se transforme au fil du temps en lien de transit, sorte de résidence secondaire hôtelière. L’endroit est d’ailleurs agréable avec sa terrasse au bord du fleuve Casamance.

Départ le lendemain pour Cap Skirring et Dembering. Je me pose pour deux journées tranquilles au campement ASSEB. L’endroit est au centre du village et l’océan est à quelques minutes de marche. Je profite de belles balades sur ces longues plages désertes. C’est tranquille et apaisant.

Sous les manguiers, une femme prépare la baudroie fumée.

Ce vendredi 14, je pars pour Cachouane,  le village que nous n’avions pas réussi à rejoindre avec Philippe.

A la sortie de Diembering,  une cérémonie de mariage se prépare. Les cadeaux sont étalés sur une natte au sol. Les présents sont surprenants, quantités de riz, des poules, un cochon. Les femmes portent les habits traditionnels,  très colorés. Leurs coiffes assorties sont confectionnées dans le même tissu que leurs robes.

Je parcours la dizaine de kilomètres de piste sabloneuse à pieds. Belle rando dans un paysage de brousse. Je suis accompagné quelques fois par des oiseaux tantôt bleus, tantôt verts.

Je me pose dans un campement au bord du bolong,  graine de Paradis.  Son nom est absolument approprié,  havre paisible et des plus agréables au bord de l’eau. Les dauphins jouent à quelques dizaines de mètres de là. L’endroit invite à la détente et au farniente.

A la marrée basse,  une villageoise récolte les coquillages.

Je continue ma balade campagnarde vers Elinkine,

puis Oussouye que je n’avais pas encore visité.  De Cachouane,  en pirogue, puis dans un incontournable 7 places pour rejoindre Oussouye.  La reine locale emprunte la pirogue ce jour-là.  Elle tient à la main un sceptre à trois branches.  Les passagers la saluent avec déférence . On m’explique qu’elle est l’héritière désignée de Aline Sitoé Diatta.

A Oussouye,  je me pose au campement de Philippe,  un vaudois d’Etoy établi au Sénégal depuis 18 ans. Son campement est construit de façon traditionnelle,  fameuse case à impluvium avec son toit de chaume.  Philippe n’a pas perdu les reflexes de son pays de Vaud natal, les bouchons sautent.  Ensuite,  ça sera retour au Perroquet à Ziguinchor,  avec un crochet par Bignona.  Mis à part le marché,  Bignona n’est pas très intéressante. La chaleur y est étouffante.


3 réponses à “Diembering et Cachouane”

  1. Coucou
    J adore decouvrir les endroits que je ne pense pas visiter moi même, de cette façon, avec tes yeux …sous ta plume , je me délecte de ces paysages.

    Bonne continuité
    Pierrette

    • Merci. Il manque malheureusement passablement d’images pour illustrer. Mon ordinateur portable est tombé en rade, et j’ai ainsi perdu l’accès à quantités de clichés.
      A bientôt.

      Jean-François

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