Du 14 au 27 février 2023
La panne de Frida ne va pas faciliter la venue de Philippe. Nous allons devoir nous adapter, et nous nous adapterons! Nous devons aussi composer avec la situation politique tendue en ce moment au Sénégal. Le pouvoir en place tente de museler l’opposant Sonko et des manifestations, voir des heurs sont à craindre dans les grands centres que sont Dakar, Touba, Thiès et les centres touristiques.
Je rejoins Philippe à Dakar en avion depuis Cap Skirring et je lui laisse la surprise de mes soucis mécaniques.
Nous nous posons pour une journée à Toubab Dialow. C’est un village de pêcheurs sur la petite côte. Les villageois tirent les filets depuis la plage. Pêche de misère ce jour-là.
Nous reprenons l’avion pour Cap Skirring le lendemain. L’endroit est tranquille et les activités sur place ne manquent pas. Nous louons dans un premier temps un 4×4 pick-up pourri. Philippe aura l’occasion de goûter aux plaisirs de dégager cette carcasse ensablée sur la piste de Kachiouane que nous ne réussirons pas à rejoindre.
Nous profitons de la plage de Kabrousse où nous résidons, faisons une visite plus ou moins légale au Club Méd de Cap Skirring. Les agents de sécurité sont très nerveux lors de notre sortie d’ailleurs, ils se demandent comment avons nous réussi à pénétrer dans le centre.
Les plages s’étendent sur les kilomètres, elles sont pratiquement désertes, mis à part les vaches qui profitent de ces lieux magnifiques. Ce sont l’occasion de belles balades, au nord en direction de Boucotte ou au Sud, en direction de la Guinée-Bissau toute proche, en passant par le port des pêcheurs du Cap.


Nous visitons les environs de Cap Skirring, entre autre Boucotte, Diembering, Bouyouye et ses fromagers majestueux, Pointe Saint Georges, Oussouye, Ziguinchor.





Elinkine. Cette visite ne nous laisse pas indifférents. Quelle misère apparente, et pourtant, tant de sourires sur les visages de ces femmes ghanéennes. Elles vivent ici six mois l’an, salent et sèchent les raies guitares qu’elles emporterons au retour au Ghana. La puanteur est à la limite du supportable.






Aux abords du bolong à Elinkine, il y a un chantier naval. La construction des pirogues n’a pas évolué. Elles sont construite en bois rouge, probablement de l’acajou. Ouvrages d’une autre époque, massives et lourdes.

Balade en pirogue sur les Bolong. Nous embarquons au départ du port de Katakalouse. Passage à Ehidj, l’île des fétichistes, puis visite du village de Ourong où nous visitons l’école. Au retour, essai de pêche à la traine, sans succès.





Boudédiét et Djirak. Boudédiét est une petite bourgade aux confins du Sénégal, à la frontière avec la Guinée-Bissau. La piste de sable qui y mène n’est pas praticable avec notre voiture de location. Nous montons sur le moto-taxi trois roues collectif qui s’y rend. Nous rencontrons Yacine, qui nous invite à visiter son village de Djirak. Nous traversons le bolong Essoukoudiak en pirogue avant de monter sur une moto taxi, Philippe et moi sur la même moto. Nous passons ainsi par un sentier ensablé à travers la brousse. Le trajet passe par la Guinée-Bissau. Il n’y a bien entendu aucune frontière dans ces contrées reculées.






Nous nous rendons ensuite au bord du bolong où les femmes décortiquent et sèchent les huîtres qu’elles ont récolté la veille.


Lors de notre départ, Yacine nous offre des fruits de son jardin, mandarines, oranges et papayes. Philippe rentre le 27 février en fin de journée.
Quel plaisir de recevoir la visite d’un ami ici. Merci à toi Philippe, pour ces beaux moments de visites, de découvertes et d’échanges.