Du 9 au 13 février 2023
Laurent est parti hier, le 9 février. J’entreprends une belle balade à Boucotte. Je continue vers Diembering, magnifique fromager au milieu du village. Je continue par la piste vers Nikine. La piste est bonne sur la première partie du trajet, puis se transforme en sable. Je continue à pied jusqu’à l’océan. Je me trouve pile à l’endroit où la Casamance rejoint l’Atlantique. C’est très sauvage, il n’y a personne. Magnifique. Diogué est pile en face et je l’île de Karabane à l’Est.
Au retour, sur la piste en sable, le moteur cale. Je pense d’abord à un problème électrique.
Je suis remorqué jusqu’à Cap Skirring par un Français, Fredo. Il installe ici des pompes avec des panneaux solaires. Il a créé une association d’aide aux villageoises dans la région.
Le lendemain, je remorque Frida chez Thierno Diallo, à Kabrousse. C’est selon Fred, le meilleur mécano de la région. Les travaux de démontage commencent le samedi. Je travaille avec Oussène, le mécano. C’est visiblement la première fois qu’il touche ce type de moteur, mais il est confiant.
Lundi, je passe toute la journée au garage chez Thierno. Nous terminons bien tard, il est 20h. Le verdict est fatal. Le moteur est mort. Un des pistons est fondu.
En démontant, je découvre tout ce qui n’a pas été réalisé correctement à Nouakchott. Je dois me rendre à l’évidence. Il est illusoire de réparer cette mécanique ici. Je comprends que ce véhicule n’était pas adapté pour le voyage que j’ai entrepris. Une réparation implique le changement du moteur. D’une part, il n’y a pas les compétences ici. Reste la solution de rapatrier Frida en Europe pour réaliser la réparation. Avec la logistique, le coûts vont approcher les 15 à 20’000.- francs, pour un véhicule inadapté à la réalité Africaine. Trop complexe, trop technique. La décision est prise, je vais abandonner Frida ici, récupérer ce qui peut l’être.