15 et 16 octobre 2022
Les gorges du M’Goun sont assez proches de la vallée du Dadès. Je prépare tous mes itinéraires moi-même avec Osmand, ce qui me prends pas mal de temps en recherches et préparations. Je repère les lieux et surtout les routes et pistes pour y aller. Mais tout n’est pas référencé sur Openstreetmap, cartes utilisées par Osmand. Ceci dit, il arrive que des surprises soient au rendez-vous. Ce sera le cas aujourd’hui.
Les gorges du M’Goun se parcourent généralement dans le sens du courant, je le ferai en remontant le courant. Elles débutent en amont un peu après le village de Tagzoute. Je vais les parcourir en montant, car l’entrée aval est proche de l’endroit où je me trouve, ce qui n’est pas le cas de Tagzoute. Il n’y a d’ailleurs pas de route qui y mène.
Sur la route de la vallée du Dadès, à Aït Ishaq, j’ai repéré un panneau indiquant «Gorges M’Goun 16 km». L’itinéraire que j’ai préparé en fait quarante. J’ai beau chercher sur Osmand, je ne trouve aucune trace de cette piste directe. D’où le dilemme, quelle option choisir.
Après de petit déjeuner copieux chez Isabel, je quitte définitivement l’auberge pour poursuivre ma route. Arrivé à Aït Ishaq, je tente le coup pour cette piste de seize km. Au bout du chemin, je vois des traces qui partent dans l’oued. Je suis chahuté de pierre en pierre sur cette espèce de piste pour arriver dans un cul-de-sac après une dizaines de kilomètres. Il y a des maisons troglodytes ici. Demi-tour donc.

C’est lorsque que je suis de retour à l’embranchement à Aït Ishaq, que je découvre mon erreur, le chemin partait directement à gauche. Je roule dans la bonne direction, cette piste est effectivement directe. C’est une belle piste qui passe dans les montagnes. C’est très sauvage. Je débouche au dessus de la vallée du M’Goun, je me trouve pile au dessus l’itinéraire que j’avais prévu. Il ne me reste plus que la descente. La conduite devient de plus en plus difficile, les éboulis rendent la piste scabreuse. Je me trouve tout proche, à une centaine de mètre au dessus d’un village au bord de l’oued. L’éboulis est important, en plein virage pour corser. Le côté amont du virage est bien rempli, la piste est complètement recouverte et du côté aval, c’est le ravin.

Je tente le passage. En montant le gravier et en virage, je sens l’arrière de Frida glisser. Je renonce.
Second demi-tour, retour case départ à Aït Ishaq pour cette fois aller chercher la trace que j’avais préparé sur Osmand. Quarante kilomètres de piste donc.



J’arrive exactement au village au bord de l’oued en dessous de l’endroit où j’ai renoncé quelques heures plus tôt, il me reste huit kilomètres de piste avant d’arriver à ma destination prévue. Pas la peine, la piste est détruite. Le bulldozer est sur place pour réparer les dégâts des dernières pluies.

Je m’arrête ici, au gîte d’étape chez Moustafa pour la nuit.
Le lendemain matin, je pars pour ces gorges. La journée sera longue car les huit kilomètres de piste restante, je les parcourrai à pied, avant de continuer en direction des gorges.






Il y a pas mal d’eau. Je marche dans l’oued à contre courant. Dans les gorges, l’eau m’arrive au dessus des genoux. Je parcours ces gorges jusqu’à Tagzoute avant de refaire le trajet en sens inverse. Ces gorges sont magnifiques, belle récompense pour l’effort consenti.






C’était bien long, dix heures de marche aujourd’hui. Je suis lessivé.
Je prends tout de même la piste car je n’ai pas envie de rester au gîte chez Moustafa. Je me pose un peu plus loin au village de Allemdoun
3 réponses à “Les gorges du M’Goun”
Magnifique cher Jef. J’espère que tu es en forme avec toutes tes pérégrinations. Merci pour le partage.
Salut Robert, merci. Oui, la forme va bien.
Magnifique tu es bien courageux. J t’embrasse