La côte méditerranéenne, Nador, Melilla et Saïdia


Du 18 au 24 septembre 2022

En chemin vers Nador

En chemin, passage par le village de Ichniwen qui est niché sur un haut plateau. Le panorama depuis la piste qui y mène est grandiose. Cette piste serpente en face du village en passant par une colline. Son sommet serait idéal pour prévoir un site de décollage en parapente. La bosse est pile dans le thermique et les oiseaux tournent au dessus de moi. Il faudrait idéalement réussir à rejoindre en vol la plage. La logistique en revanche n’est pas simple, il n’y a pas route directe qui va du bord de mer au sommet de cette colline et le parcours par la piste que j’ai emprunté doit faire plus de dix kilomètres.

Détour par la piste
Paysage sur la côte depuis la piste qui mène à Ichniven
Village de Ichniven
Ichniwen, depuis la piste

La Mosquée d’Ichniven
Retour sur la RN
Retour sur la RN

Le paysage depuis ce lieu est tellement beau que je m’y attarde un peu avant de reprendre la route. Lors de mon arrivée à Nador en fin d’après-midi, le temps est venteux.

Je passe la journée suivante à Nador. Le temps est changeant et il pleut en matinée. Je m’installe au café Antalya qui dispose d’une connexion internet. C’est parfait pour un petit café, petit déjeuner. Le café au Maroc est d’ailleurs excellent. Balade dans les rues, le marché couvert ainsi que le bord de mer. Nador n’est pas une destination touristique, mais elle est assez agréable. C’est aussi un port d’entrée au Maroc.

Nador, rue piétonne marchande
Nador, le marché
Nador, c’est l’heure de la prière au marché
Nador, bord de mer
Nador, bord de mer
Nador

J’ai très bien mangé à Nador, le poisson et les calamars frais y sont excellents, je me suis régalé. Soit dit en passant, on mange bien au Maroc.

Le 20 septembre je quitte Nador et traverse la montagne par une piste qui rejoint Melilla. Je traverse une belle forêt de pins. La partie sommitale de la piste est dans la brume. Je croise quelques sangliers en chemin. Ils sont tranquilles ici en terre musulmane.

Piste à travers la montagne de Nador à Meililla

Je n’avais à priori pas l’intention de m’arrêter dans cette ville, mais comme le temps est plutôt maussade, ça sera parfait pour une visite urbaine.

Melilla est une exclave espagnole, au même titre que Ceuta. Je laisse Frida du côté marocain car le passage frontière est plus facile à pieds qu’avec un véhicule, surtout pour le retour au Maroc.

Melilla est une ville barricadée. Elle est ceinturée de hautes barrières, de tranchées et de barbelés. Les postes d’observation y sont nombreux et cette vision me ramène aux souvenirs Berlin et le mur qui partageait alors cette ville en 2. C’était l’été 1983 alors que j’effectuais un stage dans cette ville. Cette situation me provoque un sentiment de mal à l’aise. C’est choquant.

Meililla, abords de la ville côté Maroc
Melilla, abords de la ville côté Maroc
Melilla, passage frontière
Melilla, passage frontière

Le poste frontière espagnol passé, changement total d’ambiance et d’atmosphère. Je suis en Espagne, ça ne fait aucun doute. Quelques heures suffisent à visiter Melilla, les lieux touristiques sont proches et la vieille ville est petite. Cette dernière se visite rapidement. La vieille ville est déserte. Je visite le phare, panorama sur la mer assuré comme il est construit sur les falaises qui bordent la mer.

Melilla
Melilla
Melilla
Melilla, vieille ville, le phare

Je repasse la frontière dans l’autre sens en fin de journée, récupère Frida et je continue la route en direction du cap des trois Fourches.

La route qui mène au Cap est défoncée, c’est un puzzle de plaques de goudrons qui alterne avec les nids de poules. Des travaux sont d’ailleurs en cours en plusieurs endroits du trajet.

Sur la route vers le Cap des trois Fourches

Le Cap des trois Fourches est sauvage, il y a un phare, interdit d’accès et un hameau. Je m’installe sur un promontoire rocheux face au phare et la mer. L’endroit est parfait pour m’y installer.

Cap des trois Fourches
Cap des trois Fourches, le phare
Cap des trois Fourches, le hameau
En matinée

Je profite de l’endroit en matinée avant de continuer ma route vers Saïdia. Je fais quelques arrêts en chemin, il y a de belles plages sur le littoral, comme celle de Sidi El Bachir qui est protégée par de hautes falaises de couleur ocre.

En chemin vers Saïdia, Sidi El Bachir
En chemin vers Saïdia

J’arrive à Saïdia en fin de journée. C’est la dernière ville du Rif et du Nord du Maroc, située pile à la frontière avec l’Algérie. Un haut grillage marque la frontière et est installé jusque sur la plage. Une zone interdite d’une centaine de mètre empêche de s’y approcher.

Plage de Saïdia, en second plans, les drapeaux, c’est la frontière
Plage de Saïdia
Saïdia

Saïdia est une station balnéaire. Les bars et autres snacks longent une longue plage de sable fin. La mer est agréable en cette fin de saison estivale, surtout que la plupart des visiteurs ont quitté les lieux. Je me pose trois jours ici et je loue un petit appartement. L’endroit est idéal pour rester un peu tranquille, de profiter du lieu et de la mer, faire ma lessive et préparer la suite de mon voyage. Je prévois traverser le plateau du Rekkam et ça nécessite un peu de préparation pour trouver des pistes. Il serait dommage de filer à toute allure à travers cette région par la RN 17

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