Le passage en Espagne me prendra 5 jours. Je traverse le pays Basque, les régions d’Aragon, Castille et Andalousie. Je fais quelques détours, notamment pour la visite de Bilbao.
Je privilégie toujours les petites routes, voire les chemins qui réservent parfois de belles surprises. Je prends la route côtière qui passe par les montagnes entre Handaye et San Sebastian, la GI-3440, sinueuse à souhait. Les points de vues sur la mer depuis les falaises sont saisissants. Je rencontre quelques marcheurs dans les vignobles d’Askizu, je suis vraisemblablement sur une section du chemin de Saint Jacques.

Je débarque à Bilbao vers 10h du matin. La météo est mitigée, ciel bas et gris, petite bruine. Ça tombe a pic pour la visite du fameux Musée Guggenheim. Bien que connue, l’architecture de ce musée est impressionnante, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.



L’exposition centrale, en revanche, n’est pas à proprement parler «artistique», le thème est la voiture à travers le design, c’est la composante artistique. La voiture vue comme un objet d’art et requiem du moteur à explosion. Des modèles uniques et prestigieux sont présentés à côtés des grandes séries que nous connaissons tous.



Le deuxième étage est consacré aux pointillistes Georges Seurat et Richard Serra.
Balade dans la vieille ville. J’adore flâner dans ces ruelles étroites et animées. Les tavernes sont pleines, les locaux mangent à 3 heures de l’après-midi. Je fais de même et je me laisse tenter par un ragoût d’agneau, par ailleurs délicieux.



En fin de journée, je reprends ma route en direction de Bourgos, je passe la nuit à Celada del Camino, au détour d’un chemin poussiéreux, à côté d’une église abandonnée. Coucher de soleil sur les plaines sèches espagnoles en prime.

L’étape suivante sera Salamanca. Cette ville est d’une beauté incroyable. Les édifices du centre historique semblent être fraîchement rénovés, les bâtiments modernes s’intègrent parfaitement et respectent l’atmosphère des lieux.



La route qui me mène à Sevilla traverse de grandes plaines. Les imposants champs de blés moissonnés s’étendent à pertes de vue. Ils sont ça et là entrecoupés par les cultures d’oliviers.
Je suis également séduit par cette magnifique ville de Sevilla, visites touristiques classiques, entre autre la cathédrale avec l’ascension du dôme qui offre une vue imprenable sur la ville, flâneries dans les ruelles étroites.



Algésiras et son port d’embarquement, l’ultime étape de ce passage en Espagne se rapproche. Détour par Cadix, avec son magnifique pont aux allures de celui de la Poya, en plus long.


Dernier détour par Gibraltar, ville morte, c’est dimanche 4 septembre. J’en profite pour donner à boire à Frida, Gibraltar ne connaît pas les taxes sur le carburant.


2 réponses à “Passage Espagnol”
Bravo et merci pour ce partage de ton voyage. Je te lis avec beaucoup de plaisir. Continue de raconter je me réjouis de te lire.
Je t’embrasse
Alexandra
Merci pour tes encouragements